Le CHU de Rouen veut soigner l’obésité grâce à la méditation et l’hypnose

A l’occasion des 9e journées européennes de l’obésité, les 18 et 29 mai, le CHU de Rouen, dévoile un programme de traitement inédit. Les patients apprennent à gérer leurs pulsions grâce à la méditation et à l’hypnose.

 

Une séance de méditation pleine conscience à l'hôpital de Bois-Guillaume, près de Rouen, en Seine-Maritime
Une séance de méditation pleine conscience à l’hôpital de Bois-Guillaume, près de Rouen, en Seine-Maritime © Radio France – Valentine Joubin

 

Les neuvièmes journées européennes de l’obésité se tiennent ce vendredi 18 et samedi 19 mai dans les 28 Etats membres de l’UE. En France, cette maladie touche six millions et demi de personnes. Au CHU de Rouen, en Seine-Maritime, un programme de traitement inédit est expérimenté depuis le début de l’année. Une soixantaine de patients apprennent à gérer leurs pulsions alimentaires grâce à la méditation et l’hypnose.

Trouver du réconfort autrement qu’en mangeant du chocolat

« Notre programme est innovant parce qu’il prend en compte le comportement compulsif des personnes obèses« , explique Vanessa Folope, médecin responsable du Centre de nutrition de l’hôpital de Bois-Guillaume, structure unique en Franceet qui dépend du CHU de Rouen. Pour travailler sur cette dimension psychologique et comportementale, les patients sont conviés, notamment, à des séances d’hypnose. En se plongeant dans un état « agréable, paisible, on va trouver du réconfort autrement qu’en mangeant un gâteau ou du chocolat« , décrit Vanessa Folope.

On est pleinement conscient de tout notre corps

Le Centre de nutrition de Bois Guillaume propose aussi des séances de méditation pleine conscience. Par petits groupes, les patients tentent, par exemple, de se remémorer une situation de défi, comme un repas où on les force à se resservir, pour trouver physiquement la force de résister. « Cela ne veut pas dire renoncer à manger à chaque fois, décrit Elodie Diologent, psychologue-clinicienne, mais plutôt qu’en choisissant de manger on en est pleinement conscient et tout notre corps, pas seulement notre esprit et notre bouche, est satisfait« .

Une méthode qui intéresse déjà d’autres hôpitaux

« J’ai été obligée d’en sortir, sinon j’allais pleurer », raconte Valérie, après une séance de méditation, « mais c’est tout le travail, comprendre pourquoi on a des pulsions alimentaires« . Sylvie a fait plusieurs régimes, sans succès et croit beaucoup en cette méthode douce. « Quand on nous dit qu’il faut manger moins de ceci ou moins de cela, on se sent comme un petit canard. Là on apprend à se faire du bien« . Les résultats de cette expérimentation seront publiés à l’automne. Plusieurs hôpitaux, ailleurs en France, se disent déjà intéressés.

Vendredi 18 mai 2018 à 6:05Par Valentine Joubin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime – Eure) et France Bleu

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