Vivre avec les douleurs rebelles

Quatre questions à la Dre Valérie Piguet, responsable du Centre multidisciplinaire pour l’évaluation et le traitement de la douleur.

 

Comment soulager les douleurs rebelles?

Dre Valérie Piguet Par une prise en charge globale et personnalisée qui combine plusieurs approches : médicamenteuse et interventionnelle (infiltration, neurostimulation), voire chirurgicale, physique (physiothérapie, ergothérapie) et psychologique (TCC par exemple).

Quel est le rôle des médicaments?

La médication est l’une des pierres angulaires de la prise en charge, mais ne suffit pas à elle seule. Souvent, les antalgiques classiques (paracétamol, anti-inflammatoires, opiacés) sont peu efficaces. Les traitements qui agissent sur la sensibilisation centrale sont plus indiqués: antidépresseurs, antiépileptiques, etc.

Quelle est la place des approches plus alternatives?

Pour fermer la porte à la douleur, on peut aussi recourir à l’hypnose, l’acupuncture, la sophrologie, la méditation, le yoga, etc. L’idée est que le patient constitue sa propre palette de peinture, avec différentes couleurs en fonction de ses douleurs, son expérience et sa personnalité.

Peut-on en venir à bout?

Oui, à condition de se fixer des buts réalistes. On vise en première ligne une amélioration de la qualité de vie, souvent en acceptant de vivre avec une sensation résiduelle. Instaurer du plaisir dans sa vie envoie au cerveau d’autres informations que celle de la douleur. On arrive probablement ainsi à moduler les voies de la douleur, à atténuer la perception et à la rendre plus gérable.

Osez bouger!

Lorsqu’on a mal, le premier réflexe est souvent de rester tranquille. Pourtant, dans le cas des douleurs chroniques, il existe des exercices de physiothérapie adaptés. «Grâce à des mouvements réguliers, nous encourageons les patients à repousser leurs limites, sans toutefois aller dans la zone rouge», explique Jean-Paul Gallice, physiothérapeute spécialiste de l’appareil locomoteur. Si les douleurs ne disparaissent pas forcément, travailler le mouvement permet de gagner en mobilité et donc d’être capable de faire plus d’activités. Un gros bénéfice en termes de qualité de vie. «L’essentiel de cette approche, c’est que le patient ait du plaisir à bouger. Il est donc important de trouver une activité physique qu’il aime pratiquer.»

 

TEXTE: ELODIE LAVIGNE /OCTOBRE 2018

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