Améliorer la santé mentale des adolescents par la méditation en pleine conscience

Au travers de la méditation en pleine conscience (attention ancrée sur l’instant présent), ce projet de recherche – lauréat du Prix scientifique Leenaards 2018 – vise à atténuer la réactivité au stress en agissant sur les circuits neuronaux de régulation des émotions, diminuant ainsi le nombre et l’intensité des manifestations anxieuses et dépressives. L’équipe de recherche espère que les résultats donneront des pistes pour améliorer la santé mentale des adolescents tout en diminuant, à plus long terme, l’apparition de troubles psychiatriques à l’âge adulte.

Découvrez ce projet et l’équipe de recherche lauréate pilotée par la Dre Camille Piguet (UNIGE), en collaboration avec le Dr Paul Klauser (CHUV-UNIL) et le Dr Arnaud Merglen (UNIGE-HUG).

 

 

Plus d’infos sur les Prix Leenaards scientifiques:
leenaards.ch/prix-recherche-medicale-translationnelle/

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Comment se reconnecter à notre guide intérieur ?

Il veille, somnole ou dort à poings fermés. Mais il est bien là, ce guide intérieur, prêt à se faire entendre. Pour Arnaud Riou, coach et chaman, il ne tient qu’à nous de le ranimer pour bénéficier de ses précieux conseils.

 

Comment se reconnecter à notre guide intérieur ?

Pour Arnaud Riou, coach et chaman, cela ne fait aucun doute : nous abritons « un maître intérieur qui sait ce qui est bon pour nous, alimentation, travail, choix amoureux, mode de vie… ». Et si nous avons besoin de nous connecter à lui, c’est parce qu’il « nous permet de nous mettre en état de cohérence, de réaliser un alignement cœur-corps-esprit. Il nous aide à gagner en liberté et en cohérence, ce qui va progressivement nous apaiser et nous inspirer ». Il s’agira donc, dans un premier temps, d’entrer en contact avec lui, puis de se mettre en état d’accueil pour recevoir ses messages.

I.En préambule

Savoir distinguer la voix du sage de celle de l’enfant

« Attention, notre sage intérieur n’est pas tout seul ; nous abritons aussi le moi enfant ou notre enfant intérieur, qui est généralement un enfant blessé et fait souvent obstacle aux messages du maître intérieur », rappelle Arnaud Riou. Le plus difficile est de distinguer leurs voix. Vous avez une décision à prendre ? Commencez par recueillir, sans juger ni censurer, tout ce qui monte en vous : arguments, images, souvenirs, avertissements, encouragements… Et laissez reposer cette « pâte ». Une fois l’esprit calme, vous ferez aisément la différence entre un discours d’adulte et un plaidoyer d’enfant. Le premier génère et renforce une intuition, en nous donnant le sentiment de nous déployer (ce qui n’exclut pas  l’anxiété ou même l’angoisse à l’idée de prendre une décision) ; tandis que le second, qui résonne comme une vieille rengaine, un morceau trop souvent écouté, donne le sentiment d’être rétréci, figé dans notre vie.

Faire confiance aux messages

Une fois que vous avez obtenu une réponse, encore faut-il vous faire confiance pour passer à l’étape « action ». Pour Arnaud Riou, il est essentiel de donner au sage les moyens d’agir. « Je constate très souvent que les gens disent : “Oui, je sais”, mais ça s’arrête là. Or savoir n’est rien si l’on n’agit pas. Pour vivre sa vie, pour se réaliser, il faut mettre en actes ce que l’on sait être juste et bon pour soi. » C’est la condition sine qua non pour ne pas passer à côté de sa vie.

 

II.En pratique

1. Prendre une décision

Y aller ou pas ? Dire oui ou non ? Tout changer ou aménager ? Selon Arnaud Riou, nous gagnerions du temps si nous écoutions plus souvent les messages que nous envoie notre corps au moment de trancher, de faire un choix. Il est possible de s’entraîner à les capter et à les décoder.

Prenez une décision mineure, dictée par votre intuition, puis portez votre attention sur vos réactions corporelles : détente, excitation, élan, impression d’ouverture, d’expansion, de calme, ou, au contraire, crispations, tensions, contractions, impression de fermeture et de brouhaha intérieur.

Plus vous vous entraînerez et mieux vous décrypterez les messages corporels qui correspondent à votre désir profond.

Il s’agit ensuite de prêter l’oreille aux synchronicités – à tous ces hasards qui semblent autant de réponses à votre question – et de les noter.

Une fois tous ces indices recueillis, Arnaud Riou conseille de pratiquer une méditation – avant le coucher – de quelques minutes sur tout ce que vous avez récolté, puis d’attendre la réponse dans votre corps. Le sage peut aussi se manifester dans un rêve au cours de la nuit.

2 Dénouer un conflit

« Un conflit extérieur est toujours l’occasion de voir ce qui fait conflit en soi. C’est donc l’opportunité de mieux se connaître, de mieux se comprendre. » Aussi, pour entendre la voix du sage intérieur quand le tonnerre gronde à l’extérieur, faut-il d’abord plonger en soi.

Qu’est-ce qui m’est insupportable dans ce que dit l’autre,dans son comportement, dans sa façon de s’exprimer ? Où suis-je exactement touché ? Ces questions permettent d’abord de faire baisser la pression contre l’autre, comme c’est le cas chaque fois que l’on s’interroge sur soi et que l’on se concentre sur ses propres besoins. « Souvent, on ne veut pas lâcher car on est blessé : on réagit à une agression contre une partie déjà meurtrie de soi. C’est donc l’enfant blessé qui se défend. C’est lui qu’il faut reconnaître avant d’écouter la voix du sage. » Celle-là même qui nous dit que nous ferions mieux de prendre soin de nous-mêmes et de nos blessures.

En suivant ce chemin, étape par étape, c’est, in fine, le sage que nous allons pouvoir écouter lorsqu’il nous propose des chemins et des pratiques de guérison.

3 Se faire une opinion sur quelqu’un

L’enfant blessé en nous peut rejeter à tort celui qui l’intimide, lui fait de l’ombre, le frustre ou le contredit, mais il peut aussi rejeter celui qu’il reconnaît comme toxique pour lui : un manipulateur, un dominateur, un séducteur. Une antipathie et une sympathie sont donc à interroger par le prisme du passé : à qui, dans mon passé, dans mon histoire, cette personne me fait-elle penser ? À quels souvenirs, émotions, sentiments est-ce que je l’associe ?

Une fois la mise en perspective établie, le sage pourra se faire entendre sous la forme de votre petite voix intérieure, et répondre sans ambiguïté à vos questions : cette personne mérite-t-elle ma confiance ? Est-ce que je la trouve sympathique uniquement parce qu’elle me renvoie une bonne image de moi ? Est-ce que je la rejette parce qu’elle a quelque chose que j’aimerais avoir ? Etc.

4 Renforcer la confiance en soi

Si elle manque, c’est parce que l’enfant en nous continue à appeler à l’aide, persuadé qu’il n’y arrivera pas tout seul. Seul le sage peut le faire changer d’avis. À nous de répéter en son nom : « Je suis capable. Je suis digne. Je mérite. »

Ces trois phrases en forme de mantra, répétées régulièrement, surtout dans les moments de doute, aident à passer à l’acte, et permettent au corps de faire l’expérience de l’audace et du courage. Peu importe le résultat. La victoire est dans le fait d’oser, de sortir de la prison de l’autodévalorisation.

5 Mettre plus de bonheur dans sa vie

L’enfant en nous veut toujours plus. D’écoute, de jouets, d’attention, de chance, de confort. Le sage en nous ne veut pas plus, il se réjouit de ce qui est là. De ce que qui a déjà été reçu des autres, de la vie, de soi-même. Ce n’est pas qu’il manque d’ambition ou qu’il soit négligent, il est simplement conscient que le bonheur et la joie se tiennent dans la gratitude, dans la perfection de l’instant présent, dans tout ce qui nous fait nous sentir plus vivant. Seul ou avec les autres.

Vous l’avez compris, le plus sûr moyen d’être heureux consiste donc à rendre grâce pour ce que nous possédons.

 

Par Flavia Mazelin Salvi – Mis à jour le 16 Avril 2019 à 17:53

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